Les jeunes et adolescents constituent une frange de la population dont on ne saurai ignorer les besoins spécifiques en matière de santé. Ils ont besoin d’attention et de compréhension ; d’où la nécessité de développer envers eux, une approche amicale dans le but d’établir un climat de confiance, de dialogue, de confidentialité et de respect de leurs principes moraux.
Selon Familial Heath International, dans la plupart des pays en développement, les jeunes adultes non mariés ont tendance à ne pas se rendre dans les établissements de soins, surtout les centres publics, pour les questions ou problèmes liés à la santé reproductive.
L’histoire des prestations en matière de planification familiale explique en partie cette réticence. En effet par le passé, les services de planification familiale étaient conçus pour répondre aux besoins obstétricaux et espacement des naissances des femmes mariées.
Les jeunes et adolescents ont beaucoup de difficultés à s’intégrer dans les centres de santé pour diverses raisons :
- Ils pensent que les services de santé de reproduction sont réservés aux adultes ;
- Ils sont souvent embarrassés lorsqu’on les voit dans les centres de santé ;
- Ils sont aussi préoccupés par le manque de prestations confidentielles et craignent que leurs parents ne soient mis au courant de leur visite ;
- Ils ont parfois honte d’avouer qu’ils ont été victimes de violences sexuelles, (…).
C’est ainsi qu’ils sont exposés à toutes les maladies et plus particulièrement aux IST et au VIH/Sida qui, à l’heure actuelle, n’épargne aucune catégorie sociale. La plupart des jeunes ignorent toujours comment mettre en application les informations en matière de compétence pour la vie.
Au regard de cette situation, il est donc nécessaire de trouver des opportunités pouvant apporter une réponse aux problèmes des jeunes et des adolescents dans la lutte contre le VIH afin de les impliquer dans la planification, la mise en œuvre et le suivi/évaluation des activités.
Que faire alors pour attirer les jeunes vers les structures de soins des leurs, entendu que bon gré mal gré, ils ont recours à d’autres sources pour obtenir conseils et services ?
C’est pour répondre à cette interrogation que l'association AV-Jeunes se veut de promouvoir l'implication et la participation des jeunes aux activités les concernant en matière du VIH, à travers la stratégies « USP, amie des jeunes ».